Les enfants sont confrontés à toutes sortes de menaces en ligne, du harcèlement ou du chantage sur les réseaux sociaux aux outils éducatifs qui les surveillent. Ces préjudices sont causés par des harceleurs, des criminels et des géants de la technologie (Big Tech), mais l’une des plus grandes menaces provient de la source la plus improbable : leurs parents.
Le « sharenting » décrit l’intersection entre notre vie numérique et notre vie de famille. Il est naturel de vouloir mettre à l’honneur vos enfants et de partager des nouvelles d’eux, mais dès que vous partagez une photo, vous perdez le contrôle de qui peut y accéder et de ce qu’on peut en faire, en particulier si vous la partagez sur les réseaux sociaux.
Les répercussions potentielles du sharenting sont devenues de plus en plus graves en raison des progrès de l’IA et de la génération de photos. Auparavant, les pires conséquences du sharenting étaient que des inconnus voient vos photos ou que les géants de la technologie les utilisent pour vous cibler avec des publicités. Mais aujourd’hui, les risques sont bien plus élevés : il suffit de quelques images pour créer des hypertruquages (deepfakes) crédibles qui pourraient être utilisés pour l’usurpation d’identité ou pire encore.
Qu’est-ce que le sharenting ?
Le sharenting est un mot-valise composé de « sharing » (partage) et de « parenting » (parentalité). Il désigne le fait de partager en ligne des photos ou des vidéos de votre enfant, ou d’autres informations personnelles. Lorsque vous publiez une photo ou partagez des nouvelles sur les réseaux sociaux, vous le faites parce que vous êtes fier de lui et que vous souhaitez associer vos proches et votre famille à votre vie. Mais vous créez ainsi une empreinte numérique pour votre enfant avant même qu’il ne puisse y consentir, ce qui peut avoir des conséquences bien réelles. Le sharenting peut prendre différentes formes :
- Publier des photos de votre enfant et d’autres enfants lors d’un événement scolaire sur votre compte Instagram ou Snapchat.
- Partager une photo de votre enfant sur votre site internet ou votre blog personnel.
- Rédiger une publication de blog sur les étapes importantes de la vie de votre enfant, comme un changement d’école, l’adhésion à un nouveau club ou le passage à l’adolescence.
Ce sont de bonnes intentions, mais le partage en ligne comporte des risques inhérents. Lorsque vous prenez ces décisions pour vous-même, c’est vous qui prenez le risque. Mais lorsque vous partagez les données de vos enfants, qu’il s’agisse de leur visage ou de leurs histoires personnelles, vous prenez pour eux des décisions qu’ils n’auraient peut-être pas choisies eux-mêmes, ce qui peut avoir de graves conséquences. Pour comprendre comment le sharenting peut affecter les enfants, nous devons comprendre les risques qu’il pose.
Les menaces pesant sur les enfants en ligne augmentent
Malheureusement, Internet devient de plus en plus hostile aux enfants, car des services non réglementés permettent à des acteurs malveillants d’accéder à de puissants outils d’IA. Le chatbot Grok de X a été vivement critiqué pour avoir permis aux utilisateurs de générer des images deepfakes pornographiques de femmes et d’enfants. Un paywall(nouvelle fenêtre) a été mis en place après une forte augmentation de la génération d’images, ce qui laisse penser que X cherchait plus à monétiser le problème qu’à le résoudre.
Les réactions négatives ont déferlé dans le monde entier : la Malaisie et l’Indonésie ont temporairement bloqué l’accès(nouvelle fenêtre) à la plateforme. Au Royaume-Uni, l’autorité de protection de la vie privée, l’Ofcom, a ouvert une demande d’enquête(nouvelle fenêtre) sur X au sujet de ces deepfakes. L’unité de lutte contre la cybercriminalité de Paris a perquisitionné les bureaux français de X, convoquant Elon Musk pour interrogatoire.
Depuis le début de cette controverse, un recours collectif a été lancé contre X par quatre femmes anonymes dont des nus deepfakes auraient été générés à l’aide de Grok. xAI a insisté pour que les plaignantes soient privées de leur anonymat(nouvelle fenêtre) au motif qu’il existe un « intérêt public pour leur identité », malgré les risques bien réels de doxing et de harcèlement. Au lieu d’être protégées, les victimes de ces deepfakes se retrouvent en procès.
Que pouvons-nous faire face à ces plateformes hostiles ? Retirer l’accès des enfants aux réseaux sociaux est présenté comme une solution populaire pour lutter contre l’exploitation en ligne. L’Australie(nouvelle fenêtre) a déjà interdit aux enfants de moins de 16 ans d’accéder aux applications de réseaux sociaux, et le Royaume-Uni(nouvelle fenêtre) envisage de faire de même. Cela peut sembler être une solution qui protège les enfants, mais en fin de compte, les enfants sont incroyablement habiles lorsqu’il s’agit d’accéder illicitement à des sites internet et à des applications. De plus, cela n’empêche pas les acteurs malveillants de chercher à entrer en contact avec eux.
Maintenant qu’il est si facile de détourner des photos et des données personnelles, prenons-nous les risques du sharenting suffisamment au sérieux ?
Quels sont les risques du sharenting ?
Vous ne pouvez pas contrôler où finissent les photos et les informations après les avoir publiées sur les réseaux sociaux, un blog ou un site internet. Une fois que vous transmettez ces données à une plateforme tierce, un certain nombre de dérives peuvent se produire :
Courtiers en données et surveillance des Big Tech
Le risque classique du partage en ligne est que n’importe qui peut trouver vos données. C’est déjà assez grave pour les adultes, mais c’est encore pire pour les enfants. Parce qu’ils sont encore en train d’apprendre à poser les jugements complexes que les adultes sont capables de faire sur la technologie, les enfants sont vulnérables à l’exploitation en ligne. Créer des comptes en ligne pour parler à leurs amis ou faire des recherches sur leurs centres d’intérêt sont des actions innocentes qui peuvent mener à des fuites de données et à des publicités ciblées qui suivent les enfants partout sur Internet. Cela peut même s’appliquer aux technologies éducatives (ed tech) qu’on les encourage à utiliser à l’école.
Des choses aussi courantes que les politiques de confidentialité et les cookies ne sont pas comprises intuitivement par les enfants. Ils peuvent cliquer sur « accepter » ou « partager » sans en comprendre les conséquences. Un seul clic peut accorder à des centaines de tiers un intérêt légitime pour leur activité en ligne et leurs données.
Usurpation d’identité d’enfants
L’usurpation d’identité d’enfants a augmenté alors que des parents, des proches et des amis bien intentionnés partagent des informations sur les enfants en ligne. Même des détails qui semblent insignifiants peuvent être utilisés au fil du temps pour dresser le profil d’un enfant et créer des comptes en son nom, faire de l’hameçonnage pour obtenir d’autres informations ou le harceler en ligne.
Un inconnu qui gère un compte de réseau social au nom de votre enfant peut être perturbant, mais il existe des risques plus insidieux concernant les données personnelles. Si l’adresse de votre domicile ou le numéro de sécurité sociale de votre enfant sont compromis, des criminels pourraient faire des demandes de prêts, ouvrir des comptes bancaires et même vider des cartes de paiement en son nom. Offrir un bon départ dans la vie à votre enfant signifie protéger ses données personnelles jusqu’à ce qu’il soit assez grand pour les protéger lui-même. En tant que parent, cela signifie protéger son visage, son nom, son adresse, son école, ses informations médicales et toute autre information personnelle.
Cyberattaques
Tout comme les adultes, les enfants peuvent être la cible d’escroqueries par hameçonnage, touchés par des fuites de données et vulnérables à l’ingénierie sociale s’ils ne sont pas correctement sensibilisés. Prendre le temps d’expliquer ce que sont les données personnelles et avec qui ils doivent les partager est essentiel lorsque les enfants commencent à utiliser Internet.
Deepfakes et CSAM
Il suffit de quelques photos d’anniversaire partagées pour créer des deepfakes(nouvelle fenêtre) convaincants. Les deepfakes sont des images et des vidéos manipulées(nouvelle fenêtre) dans lesquelles l’image d’une personne est utilisée pour faire croire qu’elle dit ou fait des choses qui ne se sont jamais produites. Une fois créés, les deepfakes peuvent circuler sur Internet sans votre consentement ou celui de votre enfant. Les risques liés aux deepfakes vont de la propagation de fausses informations au harcèlement en ligne, en passant par la création de contenus sexuellement explicites.
L’Internet Watch Foundation a publié plusieurs rapports(nouvelle fenêtre) signalant l’augmentation des contenus d’abus sexuels sur mineurs générés par l’IA. La création de ces contenus est possible grâce à des outils de génération d’images ainsi qu’à des applications de dénudation (« nudify »). Ces applications prennent des photos existantes d’adultes ou d’enfants et les utilisent pour créer numériquement des images de nu. La légalité des applications de dénudation est discutable, car de nombreux pays ont mis en place des lois sur les abus liés aux images intimes, mais elles restent largement accessibles en ligne. De nombreux pays et entreprises commencent à les combattre, l’Australie(nouvelle fenêtre) cherchant à les interdire totalement, et Meta(nouvelle fenêtre) ayant intenté un procès à l’entité derrière une application de dénudation populaire.
À mesure que les modèles d’IA et les outils d’IA générative deviennent plus puissants, il deviendra plus facile de créer des images et des vidéos d’enfants encore plus convaincantes. Selon une étude de McAfee(nouvelle fenêtre), 19 % des enfants ciblés ont été confrontés à un détournement de deepfake ou d’applications de dénudation, 38 % des filles âgées de 13 à 15 ans étant concernées.
Sextorsion et chantage
L’une des conséquences indirectes de la création facile de nus deepfakes est le risque de sextorsion. Comme les deepfakes initiaux ont déjà été générés, les enfants peuvent craindre que leurs parents ne les punissent. Les enfants peuvent faire l’objet de chantage ou d’extorsion à l’aide de deepfakes, et être exploités pour se livrer à d’autres actes ou conversations.
Il n’y a pas que les enfants qui peuvent être ciblés. L’Internet Watch Foundation a averti que des cybercriminels contactent des écoles(nouvelle fenêtre) avec des deepfakes de CSAM d’élèves, exigeant de l’argent pour éviter qu’ils ne soient divulgués. Au Royaume-Uni, il a été recommandé aux écoles de flouter le visage des élèves autant que possible à des fins de protection.
Cyberharcèlement
Le harcèlement est un phénomène qui a considérablement évolué avec les progrès technologiques. À mesure que les enfants commencent à appréhender le pouvoir social et physique, influencés par leur entourage et les médias, ils peuvent utiliser la technologie pour cibler d’autres enfants. Les deepfakes peuvent être utilisés comme une forme de harcèlement en ligne entre élèves : cela touche particulièrement les jeunes filles, mais tous les jeunes enfants(nouvelle fenêtre) peuvent être ciblés, et un sentiment de honte peut les empêcher d’en parler à un adulte.
Non seulement cela peut causer une détresse importante chez les jeunes enfants, mais cela peut aussi avoir un impact négatif sur leur vie future. Si ces deepfakes sont importés sur Internet, ils peuvent rester liés à l’identité numérique de cette personne indéfiniment. Les applications de dénudation cautionnent de fait ce comportement, le faisant passer pour un jeu amusant ou une farce à faire entre enfants.
Comment aborder le sujet du sharenting
Vous êtes la personne la mieux placée pour défendre la sécurité de votre enfant et lui permettre d’établir une relation saine avec Internet et le partage en ligne. En discutant avec vos enfants, vos amis et votre famille, vous pouvez contribuer à éviter que l’identité de votre enfant ne soit usurpée ou détournée.
Les enfants plus âgés peuvent également se faire entendre. Ils devraient parler à leurs parents s’ils estiment qu’une trop grande partie de leurs informations est partagée.
Avec vos enfants
La façon la plus simple de respecter les souhaits de vos enfants est tout simplement de leur demander ce qui leur convient. Tant que vos enfants ne sont pas en âge de donner leur consentement, il est préférable de ne partager des photos qu’en utilisant des services de communications chiffrées(nouvelle fenêtre) ou des espaces de stockage chiffrés(nouvelle fenêtre).
Faire savoir à vos enfants qu’ils ont leur mot à dire et leur propre autonomie les aide à poser des limites saines, tant dans la vraie vie qu’en ligne. Cela leur permet de décider ce qu’ils acceptent que d’autres sachent à leur sujet — le fondement même du respect de la vie privée. Étant donné que vous serez probablement la personne qui fera découvrir Internet à votre enfant, c’est à vous de lui montrer exactement le contrôle dont il dispose et quels sont les risques potentiels.
Le site internet d’éducation du CEOP de la National Crime Agency propose des fiches d’activités(nouvelle fenêtre) destinées à vous aider à entamer des conversations sur des sujets tels que le partage de photos, les réseaux sociaux, le streaming en direct et la cybersécurité. Les sujets qu’ils recommandent d’aborder avec vos enfants concernant le partage de photos sont les suivants :
- Ce que votre enfant partage en ligne, et ce qu’il est correct ou non de partager
- Avec qui votre enfant partage ces informations, et si ses comptes en ligne sont publics ou privés
- Comprendre les paramètres de confidentialité et explorer ensemble les paramètres de confidentialité de ses applications préférées
- L’aider à comprendre que s’il regrette d’avoir partagé une image, il peut obtenir de l’aide pour la retirer de services tels que Report Remove(nouvelle fenêtre) au Royaume-Uni ou Take It Down(nouvelle fenêtre) (disponible dans le monde entier). Il peut également demander à ce que l’image soit retirée de plateformes telles que Google(nouvelle fenêtre), Facebook(nouvelle fenêtre), Instagram(nouvelle fenêtre) ou Snapchat(nouvelle fenêtre).
Pour aider vos enfants à apprendre, vous pouvez également jouer avec eux à une histoire interactive numérique(nouvelle fenêtre) sur le partage en ligne, où vous lirez des scénarios et déciderez ensemble des actions que le personnage doit entreprendre. Lorsqu’il s’agit d’éduquer vos enfants lorsqu’ils créent leurs propres comptes en ligne, Internet Matters propose des guides complets sur le contrôle parental et les paramètres de confidentialité pour les comptes de réseaux sociaux(nouvelle fenêtre). Les canaux YouTube(nouvelle fenêtre), TikTok(nouvelle fenêtre) et Instagram(nouvelle fenêtre) de Proton publient également de courtes vidéos éducatives sur le respect de la vie privée sur Internet, des actualités et bien plus encore.
Avec vos amis et votre famille
Discuter du partage d’images ou d’informations sur vos enfants peut être délicat. Tous les parents n’appréhendent pas de la même manière la vie numérique de leurs enfants, et ils peuvent ne pas avoir conscience des risques. Si vous avez décidé de demander à un ami ou à un membre de votre famille de ne pas partager d’informations sur votre enfant en ligne, vous pouvez lui envoyer une demande par SMS ou par message, ou en discuter de vive voix. N’hésitez pas à vous inspirer des points suivants pour entamer vos propres conversations :
- Nous avons décidé de ne pas importer de photos montrant le visage de notre enfant afin de protéger son respect de la vie privée. Nous utiliserons des émojis pour masquer son visage jusqu’à ce qu’il soit assez grand pour décider s’il souhaite le montrer sur les réseaux sociaux, et nous demandons à nos amis et à notre famille d’en faire autant.
- Notre enfant a demandé à ce qu’on lui demande son avis avant de publier une photo de lui en ligne. Nous respecterons ses limites et vous demandons de faire de même à l’avenir.
- Nous sommes préoccupés par certains risques liés à la publication d’informations sur notre enfant en ligne, et nous pensons qu’il serait utile d’en discuter afin que vous puissiez également prendre cette décision pour votre enfant.
Avec vos parents
Si vous êtes un enfant et que vous êtes contrarié par ce que vos parents publient à votre sujet en ligne, vous avez le droit de leur demander d’arrêter. Qu’il s’agisse d’une photo que vous n’aimez pas ou d’informations que vous préférez garder privées, votre visage et votre identité n’appartiennent qu’à vous. Vos parents sont vos tuteurs, et ils peuvent penser prendre des décisions sans importance.
C’est une expérience très courante pour les enfants dans le monde en ligne d’aujourd’hui. Apple Martin, la fille de Gwyneth Paltrow âgée de 14 ans, a reproché à sa mère de ne pas respecter ses limites après que celle-ci a publié une photo(nouvelle fenêtre) d’elles en train de skier ensemble sur son compte Instagram. Martin a répondu à la publication : « Maman, nous en avons discuté. Tu ne peux rien publier sans mon consentement. » Tout enfant devrait avoir le droit de décider comment et si son image apparaît sur Internet. La Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant précise même le droit des enfants à s’exprimer(nouvelle fenêtre), leurs opinions devant être « dûment prises en considération eu égard à l’âge et à la maturité de l’enfant ».
Si vous n’aimez pas la façon dont vos parents partagent des informations ou des photos de vous, vous pouvez le leur expliquer à l’aide de certains des points suivants :
- Je m’inquiète de l’empreinte numérique que vous créez pour moi. Quand je serai adulte, ce que vous publiez à mon sujet me suivra, et je veux avoir le choix de ce que l’Internet sait de moi.
- Je n’aime pas que vous partagiez des informations sur moi sans me demander mon avis au préalable. Pouvons-nous avoir une conversation sur ce qu’il est correct ou non de dire aux gens à mon sujet ?
- Je trouve embarrassant ce que vous partagez à mon sujet, et vous devez respecter ma vie privée. Ma vie m’appartient et je veux décider qui sait quoi sur moi.
Comment partager de manière responsable
Heureusement, il existe des mesures que vous pouvez prendre pour tenir vos amis et les membres de votre famille informés sur votre famille sans mettre en danger la vie privée de vos enfants. Voici un bref récapitulatif de la manière dont vous pouvez protéger la vie privée de votre enfant et partager des nouvelles avec vos amis et votre famille.
- Demandez d’abord. Si votre enfant peut donner son consentement, laissez-le faire.
- Limitez le partage public. Utilisez des services chiffrés plutôt que des plateformes publiques.
- Parlez-en à votre entourage. Fixez des limites avec vos amis et votre famille sur ce qu’il est possible de publier.
- Identifiez les risques. Expliquez que le vol d’identité et l’exploitation de deepfakes sont de réelles menaces.
- Éduquez-les tôt. Apprenez aux enfants ce que sont les données personnelles et comment les protéger.
Partager en toute sécurité
Au lieu de vous appuyer sur les réseaux sociaux pour partager des nouvelles de vos enfants, envisagez de passer à un drive chiffré partagé avec les amis et la famille en qui vous avez confiance. Vous pouvez discuter avec vos enfants de ce que vous partagez, et ainsi créer un album photo numérique sécurisé dont votre enfant sera ravi de faire partie. De cette façon, le moment venu pour votre enfant de devenir un citoyen en ligne, il commencera avec la vie privée et l’éducation nécessaires pour tirer le meilleur parti de son monde numérique. Proton Drive peut vous aider à créer cet espace sécurisé pour vos précieux souvenirs, sans compromettre la sécurité en ligne de votre enfant ni sa future empreinte numérique.
Comme l’explique Stacey B. Steinberg, une voix en ligne influente sur les questions juridiques et éthiques entourant le sharenting, dans son article(nouvelle fenêtre) : « En abordant le droit d’un enfant à la vie privée en ligne d’une manière centrée sur l’enfant, les générations futures pourront entrer dans l’âge adulte libérées des décisions d’autrui et libres de se définir selon leurs propres critères. » La vie privée est l’affaire de tous, et cela doit inclure les enfants.






